Fiche rapide · Ostéo-articulaire

Spondylodiscite infectieuse

Physiopathologie, protocole IRM, sémiologie, orientation étiologique (pyogènes, tuberculose, brucellose), formes rares et diagnostic différentiel.

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IIntroduction & épidémiologie

  • Infection du disque intervertébral et des corps vertébraux adjacents.
  • Urgence diagnostique et thérapeutique +++.
  • Rare mais grave : 2 à 4 % des ostéomyélites, séquelles fonctionnelles possibles ; 10 % des hospitalisations pour infection ostéo-articulaire en France.
  • Tout âge, prédominance masculine : enfant et adolescent, adulte de 40 à 60 ans.
  • Localisation : rachis lombaire > 50 %, rachis dorsal (tuberculose), rachis cervical.
!

Facteurs de risque

  • Vieillissement et comorbidités
  • Diabète
  • Alcoolisme
  • Immunodépression
  • Malnutrition
  • Drépanocytose
  • Toxicomanie
  • Chirurgie et traumatismes du rachis
  • Cancer
  • Cirrhose
  • Insuffisance rénale
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Clinique trompeuse

  • Fièvre, altération de l'état général et syndrome inflammatoire biologique souvent absents.
  • Rachialgies intenses, non soulagées par le repos.

Diagnostic sur un faisceau d'arguments : clinique, biologique, imagerie. IRM : gold standard. Diagnostic étiologique et de confirmation : bactériologie +++.

Buts de l'imagerie

  1. Diagnostic positif
  2. Bilan lésionnel
  3. Diagnostic étiologique
  4. Guidage du prélèvement
  5. Surveillance

IIPhysiopathologie

1

Contamination hématogène +++

Principal mode de contamination.

  • Origine artérielle : la plus fréquente.
  • Origine veineuse : plexus de Batson.
2

Inoculation directe

  • Iatrogène : actes médicaux.
  • Accidentelle : traumatismes.
3

Contiguïté

  • Escarres.
  • Abcès.

Germes impliqués

1Staphylocoque doré 2Mycobacterium tuberculosis 3Gram négatif : E. coli, Pseudomonas 4Streptocoques

L'infection débute dans le spongieux sous-chondral, près du ligament vertébral antérieur. Les plateaux inférieur et supérieur sont vascularisés par la même artère segmentaire (partie antérieure +++), d'où l'atteinte en miroir des deux plateaux.

3 voies de diffusion : trans-discale, sous-ligamentaire, vasculaire.

Pyogènes

Schéma : diffusion trans-discale d'une spondylodiscite à pyogènes
  • Voie trans-discale ++.
  • Voie vasculaire.

Tuberculose

Schéma : progression sous-ligamentaire de la tuberculose
  • Progression sous-ligamentaire +++.
  • Le disque, milieu très pauvre en oxygène, est atteint tardivement.
  • L'infection peut sauter un ou plusieurs espaces intersomatiques.

IIIMoyens d'exploration & protocole IRM

1

Radiographie

Examen de première intention.

Limite : signes tardifs (latence de 2 à 6 semaines), sensibilité faible.

2

TDM

Étude osseuse : importance de la destruction.

Guidage du prélèvement ; alternative en cas de contre-indication ou de non-disponibilité de l'IRM.

3

IRM

Gold standard : sensibilité et spécificité élevées.

4

Scintigraphie

Utile dans les formes précoces : hypermétabolisme ; recherche d'autres localisations. Peu spécifique.

Exploration de la totalité du rachis +++ : coupes sagittales du rachis entier à la recherche de lésions multifocales.

Quand faire l'IRM ?

  1. < 6 h
    En cas de signes neurologiques, sans retarder la prise en charge chirurgicale.
  2. < 72 h
    Dès la suspicion diagnostique.
  3. J7
    Répéter l'IRM à 1 semaine si l'examen initial est normal mais que le doute persiste.

Protocole IRM

  1. Sag T1
    Sagittal T1 : hyposignal T1 marqué du corps vertébral.
  2. Sag T2 FS
    Sagittal T2 avec suppression de graisse (STIR, Dixon / IDEAL) : œdème des corps vertébraux et des disques.
  3. Cor STIR
    Coronal STIR grand champ : extension des lésions, diagnostic différentiel.
  4. T1 Gado
    T1 après injection de gadolinium, 2 plans : recherche d'épidurite et de collections.

IVSémiologie radiologique

Les mêmes structures analysées avec les trois techniques.

StructureRadiographieTDMIRM
Disque intervertébral
  • Perte de hauteur (pincement)
  • Perte de hauteur
  • Aspect hypodense
  • Perte du nuclear cleft sign
  • Œdème : hypoT1, hyperT2 / STIR, rehaussement
  • Perte de hauteur
Corps vertébraux
  • Atteinte pouvant être en miroir
  • Érosion d'un coin antérieur ou de tout le plateau
  • Liseré cortical des plateaux flou et effacé
  • Géodes ouvertes dans le disque
  • Destruction ou tassement
  • Condensation + lyse : remodelage
  • Mêmes signes, meilleure sensibilité
  • Importance de la destruction osseuse
  • Atteinte en miroir
  • Œdème du spongieux à prédominance sous-chondrale : hypoT1, hyperT2 / STIR, hypersignal diffusion, rehaussement
  • Irrégularités corticales, géodes sous-chondrales
  • Tassement, arrachement des coins antérieurs
Canal rachidien — —
  • Épidurite
  • Abcès épidural : aspect en embrasse de rideau si atteinte antérieure
  • Rehaussement méningé
  • Compression médullaire
Tissus mous paravertébraux
  • Élargissement des tissus mous
  • Infiltration
  • Collection possible
  • Infiltration graisseuse : cellulite ou phlegmon
  • Collection liquidienne à rehaussement périphérique : abcès
Intérêt / limites
  • Signes tardifs : 2 à 6 semaines
  • Guidage du prélèvement
  • Si IRM contre-indiquée
  • Gold standard
  • Anomalies persistantes après guérison

Les signes IRM les plus sensibles

  • Inflammation paravertébrale ou péridurale
  • Hypersignal T2 du disque, mais il peut manquer
  • Rehaussement du disque après gadolinium
  • Érosions, destruction des plateaux vertébraux

VOrientation étiologique

Un signe radiologique ne mène pas au germe ! Deux géodes qui s'affrontent ou un abcès bilobé de l'espace épidural : pas toujours une tuberculose.

Le diagnostic de certitude reste bactériologique (± histologique), sérologique pour la brucellose.

Clinique et biologie

P

Pyogènes

  • Début brutal +++, fièvre +++.
  • Douleurs rachidiennes, impotence fonctionnelle fréquente, rigidité segmentaire.
  • Complications neurologiques (compression médullaire ou radiculaire) rares.
  • Biologie : syndrome inflammatoire franc +++.
T

Tuberculose (mal de Pott)

  • Début progressif +++, fièvre inconstante, AEG.
  • Rigidité rachidienne, gibbosité, saillie et douleur d'une épineuse, abcès froid.
  • Compression médullaire ou radiculaire fréquente ; paraplégie (3 à 25 %), déformation rachidienne, fistules.
  • Biologie : syndrome inflammatoire pouvant être absent +++.
  • Arguments : antécédent ou contage, autre localisation tuberculeuse, IDR presque toujours positive, VS inconstante.
B

Brucellose

  • Début progressif.
  • Contexte : milieu rural, profession exposée, produits laitiers non pasteurisés.
  • Douleur peu intense, mécanique.
  • Biologie : syndrome inflammatoire inconstant.

Le tableau comparatif

CritèrePyogènesTuberculoseBrucellose
Siège préférentielLombaireThoracique / thoraco-lombaire (cervical : 4 à 15 %)Lombaire bas
ExtensionHabituellement ≤ 2 corps vertébrauxSous-ligamentaire, ≥ 3 corps vertébraux ; atteinte multifocaleAnomalies limitées aux angles antérieurs
DisqueAtteinte précoce et sévère ; abcès discal fréquentAtteinte tardive ; abcès rareAtteinte tardive
Pincement discalPrécoce et modéréTardif et marquéTardif et modéré
Destruction vertébraleImportante, moins sévère que dans la tuberculoseFréquente et sévèreDiscrète
Érosions sous-chondralesPetitesDe grande taille, en miroirÉrosion d'un angle vertébral
Condensation osseusePrécoce et marquéeTardive et modéréePrécoce et marquée
Ostéophytose——Gros ostéophytes : bec de perroquet
Vide discalAbsentAbsentPossible
Arc postérieurGénéralement épargnéAtteinte possible—
Tissus mous paravertébrauxInflammation ++, mal limitée ; ligaments non respectésBien limité, peu d'inflammation ; ligaments respectés et soulevés ; calcifications, séquestresPetits abcès bien limités
Abcès paravertébral++ : taille variable, mal limité++++ : volumineux, bien limité, fusant à distanceInconstant, petite taille, assez nombreux
Épidurite+ ; ne respecte pas le LVP +++++ ; respect du LVP : embrasse de rideauPréservation du LVP : embrasse de rideau
Abcès intra-osseuxAbsentPrésent—
Paroi de l'abcèsÉpaisse et irrégulièreFine et régulière—
Rehaussement vertébralDiffus, homogèneFocal, hétérogène—
Signal vertébral T1Hyposignal homogèneHétérogène, parfois hypersignal—
ÉvolutionComplications neurologiques raresParaplégie, déformation, fistulesFavorable sans séquelles sous traitement médical

LVP : ligament vertébral postérieur.

Le détail par germe

Spondylodiscite à pyogènes

Radiographie

  • Sensibilité faible, temps de latence de 2 à 6 semaines.
  • Pincement discal ; lésions destructrices des plateaux.
  • Constructions osseuses ; modification des tissus mous.

Scintigraphie

  • Diagnostic précoce, recherche d'autres localisations ; peu spécifique.

TDM (si IRM contre-indiquée ou non disponible)

  • Plus sensible que la radiographie : hypodensité discale, destruction osseuse, abcès paravertébraux, calcifications, séquestres.

IRM

  • Disque : hauteur le plus souvent réduite (parfois normale, voire augmentée) ; hypersignal T2 avec disparition du cleft, rarement hyposignal ; iso- ou hyposignal T1 ; rehaussement périphérique, diffus ou focal.
  • Corps vertébraux : destruction des plateaux (sensibilité 84 %) ; œdème initialement focal, à la partie antérieure d'un ou des deux plateaux, étendu à tout le corps vertébral dans 60 % des cas ; rehaussement presque constant.
  • Tissus mous : masse paravertébrale et / ou épidurale vascularisée, pouvant être le premier signe de l'infection ; collection à paroi fine ou épaisse ; épidurite ne respectant pas le LVP +++.

Voir le cas « Bacillus cereus » en annexe →

Spondylodiscite tuberculeuse (mal de Pott)

Signes de présomption

  • Siège : rachis thoracique ou thoraco-lombaire.
  • Disque : atteinte tardive et importante, longtemps respecté.
  • Corps vertébraux : extension sous-ligamentaire à 3 vertèbres ou plus, atteinte multifocale, destruction osseuse importante, abcès intra-osseux, limite nette de l'inflammation périosseuse.
  • Parties molles : respect du LVP : embrasse de rideau ; abcès à paroi fine et régulière ; abcès volumineux fusant loin du foyer.
  • Abcès froids : collections paravertébrales, macrocalcifications possibles, sans infiltration des parties molles adjacentes.

Formes anatomo-radiologiques

  • Typique : spondylodiscite ou mal de Pott.
  • Localisations particulières : charnière cervico-occipitale, costo-vertébrale.
  • Formes atypiques : arc postérieur, spondylite.

Diagnostic de certitude

  • Examen bactériologique et / ou histologique : liquide articulaire, pus, biopsie disco-vertébrale, biopsie synoviale.
  • Rentabilité : voir IX. Prélèvement.

Voir le cas de tuberculose rachidienne en annexe →

Spondylodiscite brucellienne

Radiographie

  • Pincement discal tardif et modéré.
  • Destruction d'un angle vertébral, ostéocondensation.
  • Gros ostéophytes : érosion + ostéophyte = bec de perroquet.
  • Vide discal possible : faible volume, siège périphérique.
  • Destruction moins importante, condensation et ostéophytose plus marquées que dans la tuberculose.

Scintigraphie, IRM et TDM

  • Diagnostic précoce, recherche d'autres localisations et des abcès des tissus mous.
  • IRM : abcès de petite taille, bien limités, assez nombreux ; préservation du LVP : embrasse de rideau.

Signes de présomption

  • Siège lombaire bas, abcès de petite taille, anomalies limitées aux angles antérieurs, bec de perroquet.

Diagnostic de certitude

  • Hémocultures souvent négatives ; culture du pus ou du prélèvement disco-vertébral.
  • Sérodiagnostic de Wright : significatif à partir de 1/80, rapidement positif mais non spécifique.
  • Immunofluorescence indirecte : positive dans les formes chroniques, spécifique.
  • Histologie : non spécifique. Diagnostic sérologique +++.

Pronostic

  • Évolution favorable sans séquelles sous traitement médical.

VIHydatidose rachidienne & spondylodiscites mycosiques

Hydatidose : radiographie

  • Siège : dorsal > lombaire > sacrum > cervical.
  • Corps vertébral ++ > arc postérieur.
  • Image lytique du corps vertébral (ou de l'arc postérieur), à développement volontiers asymétrique, conservant la forme globale de la vertèbre.
  • Limites nettes ++ ou floues.
  • Disque longtemps intact ; tassements vertébraux tardifs.
  • Extension aux côtes et aux os iliaques.
  • Collections paravertébrales : opacités paravertébrales, unilatérales, aux contours parfois calcifiés.

Hydatidose : IRM

  • Atteinte discale tardive.
  • Collection liquidienne multivésiculaire para-rachidienne.
  • Extension intracanalaire.
  • Signal normal du spongieux périlésionnel.

Spondylodiscites mycosiques

  • Rares, mais incidence en hausse : immunodépression, diabète, VIH, chimiothérapie.
  • Germes les plus fréquents : Candida, Aspergillus.
  • Clinique non spécifique : rachialgies inflammatoires, irritation radiculaire, déficit neurologique.
  • Imagerie, notamment IRM, non spécifique ; diagnostic souvent tardif.
  • Diagnostic : anatomopathologique sur la biopsie disco-vertébrale.

VIIFormes inhabituelles

1. La spondylite

  • Atteinte exclusive du corps vertébral, respectant les plateaux et les disques adjacents.
  • Peut évoluer vers un tassement vertébral ou s'étendre vers le canal rachidien.
  • Germes : tuberculose, pyogènes, brucellose.
  • 30 à 60 % des tuberculoses rachidiennes ; 13 % des infections rachidiennes à pyogènes.

Spondylite : penser à

  • Métastase
  • Hémopathie
  • Infection à germe spécifique ou banal !

Radiographie / TDM

  • Ostéocondensation diffuse ou focale du corps vertébral.
  • Lésion lytique à limite nette, pouvant contenir un séquestre.
  • Pas d'anomalie discale associée.
  • Géodes centro-somatiques ; ostéolyse mouchetée.

IRM

  • HypoT1, hyperT2 et rehaussement, ou hypoT1 et hypoT2.
  • Intégrité du disque.
  • Abcès.

2. Atteinte isolée de l'arc postérieur

  • Rare, diagnostic difficile.
  • Arc postérieur ou articulaire : arthrite > ostéite.
  • Rachis lombaire > rachis cervical.
  • Habituellement par voie sanguine, rarement inoculation directe.
  • Germes : tuberculose, pyogènes.
ModalitéSignes observés
Radiographie / TDMRaréfaction osseuse régionale ; érosions marginales ; séquestres
ÉchographieCollection juxta-articulaire ; hypervascularisation périphérique au Doppler
IRMÉpanchement intra-articulaire ; inflammation des tissus mous adjacents ; collection épidurale ou paravertébrale possible

Arthrite facettaire : voir le cas « Bacillus cereus » en annexe →

3. Vide discal

Le vide discal n'élimine pas le diagnostic d'infection : germes spécifiques (brucellose) >> germes banals. Physiopathologie mal connue.

VIIIDiagnostic différentiel

1

Discopathie dégénérative

  • Hyposignal T2 du disque, liseré graisseux.
  • Absence de collection liquidienne ; pas d'abcès disco-vertébral, des parties molles ou épidural.
  • Prise de contraste absente ou linéaire, possible dans les Modic 1.
  • Vide intradiscal, ostéophytes, irrégularité des plateaux, ostéocondensation +++.
2

Spondylarthrite ankylosante / pelvispondylite

  • Atteinte multi-étagée ; spondylite d'Andersson ou enthésite ; sacro-iliite.
  • Lésions disco-vertébrales de nature inflammatoire, traumatique.
  • En faveur : fracture de l'arc postérieur, hypersignal T1 du corps vertébral, absence de collection liquidienne.
Spondylarthropathie érosive de l'hémodialysé : terrain d'insuffisance rénale chronique Discopathie microcristalline : calcifications discales, ostéosclérose des plateaux Traumatisme rachidien : contexte +++ Spondylite isolée : métastase, hémopathie

IXPrélèvement & radiologie interventionnelle

Le diagnostic de certitude est bactériologique (± histologique). Le prélèvement est généralement guidé par scopie ou TDM.

1

Techniques

  • Ponction d'abcès.
  • Biopsie de la paroi.
  • Biopsie osseuse.
  • Ponction-biopsie disco-vertébrale (PBDV).
!

Étapes préalables obligatoires

  1. Discussion pluridisciplinaire.
  2. Recherche de germes (prélèvements périphériques).
  3. Bilan d'hémostase.
  4. Respect de la courbe d'apprentissage.
2

Guidage

Plusieurs options selon le cas : scopie ou TDM.

Rentabilité dans la tuberculose

17-30 %Examen direct positif 42 %Culture positive sur abcès paravertébral : identifie la mycobactérie et sa sensibilité PCRRésultat rapide, mais moins sensible que la culture 80 %Aspect histologique caractéristique

XÉvolution sous traitement

  1. 1-2 mois
    Radiographie : stabilisation des lésions, signes de reconstruction osseuse (condensation périphérique, ostéophytes).
  2. Long terme
    Radiographie : bloc vertébral complet dans les formes destructrices, incomplet si lésions limitées ; restitution ad integrum dans les formes vues et traitées précocement.
  3. IRM
    Diminution du volume des collections ; augmentation du signal du spongieux en T1 ; diminution du signal du disque en T2 ; normalisation lente ; aggravation initiale fréquente.

Piège

  • Discordance clinico-radiologique : bonne évolution clinique, aggravation radiologique.
  • Les signes IRM persistent même après guérison.

Conduite

  • Ne pas se fier à l'IRM pour décider de l'arrêt de l'antibiothérapie.
  • Pas d'imagerie de suivi systématique : suivi clinique et biologique.

!À retenir

  1. Sensibilité et spécificité élevées de l'IRM : examen de référence, à réaliser en urgence.
  2. Signes les plus sensibles : inflammation paravertébrale ou péridurale, hypersignal T2 et rehaussement du disque, érosions des plateaux.
  3. Valeur relative de l'imagerie pour le diagnostic étiologique : le prélèvement fait le diagnostic.
  4. Discordance entre évolution clinique et évolution IRM.

AAnnexe · Cas & images

Cas cliniques

Deux cas annotés : tuberculose rachidienne et spondylodiscite à Bacillus cereus.

IRM et TDM annotées · légendes · évolution à 1 mois

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Quiz « Quel germe ? »

Lisez le tableau, choisissez le germe le plus probable.

1Début brutal, fièvre, syndrome inflammatoire franc ; pincement discal précoce ; atteinte de 2 corps vertébraux lombaires.

2Atteinte thoracique de 4 vertèbres par extension sous-ligamentaire, abcès paravertébral volumineux à paroi fine, disque longtemps respecté.

3Éleveur, douleur lombaire basse mécanique ; bec de perroquet et vide discal à la radiographie.

4Abcès intra-osseux, rehaussement vertébral focal et hétérogène, atteinte de l'arc postérieur.

5Rehaussement vertébral diffus et homogène, abcès à paroi épaisse et irrégulière, épidurite ne respectant pas le LVP.

Rappel : un signe radiologique ne mène pas au germe, le prélèvement confirme.

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Synthèse fusionnée de deux cours — RadiologicHub

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